Questions fréquentes

  • Quelles sont les mesures prises pour préserver les terres agricoles ?

    L’espace naturel, agricole et forestier est l’objet à Paris-Saclay d’une attention toute particulière comme en témoigne la création, par décret n° 2013-1298 du 27 décembre 2013, d’une zone de protection naturelle agricole et forestière (ZPNAF) de 4115 hectares dont 2469 hectares de terres consacrées aux activités agricoles. Ce dispositif législatif est unique en France. Ainsi, en obligeant tout un chacun, à préserver de toute urbanisation 90 % de la surface du plateau de Saclay, il garantit que «le projet d’aménagement d’intérêt national au service de l’enseignement supérieur, de la recherche et du rayonnement industriel de la France du XXIème siècle, est conduit dans le respect des terres agricoles, naturelles et forestières qui sont une exceptionnelle richesse nourricière, paysagère et environnementale de la région d’Ile-de-France».

    Cliquez sur l’arreté de délimitation de la ZPNAF

     

  • Que sous-tend le terme de lisière dans le projet urbain et paysager du campus urbain ?

    Parmi les principes qui guident l’aménagement du campus urbain Paris-Saclay, il y a la volonté affirmée de mettre en oeuvre les objectifs du décret d’application de la loi du Grand Paris du 3 juin 2010 concernant la création d’une zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay. Pour ce faire, les lisières du campus urbain sont les lieux où s’harmonisent la ville et la campagne. Elles viennent compléter le travail agricole par des techniques économiques qui mettent en place des pratiques, et des activités d’échanges comme le stockage de terres végétales, de matériaux, d’eau, et d’ingénierie écologique.

    Vous pouvez consulter l’article dédié à la Zone de protection naturelle, agricole et forestière.

    Cet aménagement donne de la qualité au plateau de Saclay en le respectant.

    La plus importante des lisières est celle qui borde au nord le campus urbain. Elle représente une superficie d’environ 500 hectares, soit plus du double de ses îlots bâtis. Elle intègre les espaces paysagers déjà présents comme la forêt domaniale de Palaiseau, le bois de Normandie et celui de Vauhallan. Elle s’enrichit de prairies, de bassins, de grands bosquets d’arbres et de vastes clairières qui accueilleront entre autres des terrains de sports.

    Enfin, en général, les lisières comprendront des chemins et des pistes cyclables qui redonneront sa place au piéton dans un espace aujourd’hui marqué par la voiture.

    Paysage vivant et évolutif, ouvert sur la ville, les lisières du campus urbain alterneront pépinières, vergers, cultures céréalières et maraîchage, jardins partagés et terres dédiés à la recherche agronomique.

    Leur rôle sera primordial pour la gestion de l’eau. Les rigoles patrimoniales, les bassins secs et les zones humides qui les parcourront contribueront à limiter les ruissellements, à améliorer la qualité des cours d’eaux et à favoriser la biodiversité.

  • Qu’est-ce que la zone de protection naturelle, agricole et forestière ?

    La loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris crée une zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay dont la surface devait atteindre au moins  2 300 hectares. Elle a pour effet de rendre non urbanisables les espaces naturels et agricoles qui y sont intégrés.

    Vous pouvez consulter l’article dédié à la Zone de protection naturelle, agricole et forestière.

    La loi a confié à l’Etablissement public d’aménagement la mission de délimiter cette zone. Dans ce but, le Conseil d’administration a mis en place une commission « Agriculture et environnement » dédiée qui a piloté le processus de délimitation en consultant toutes les parties prenantes : profession agricole, centres de recherche agronomique, collectivités territoriales, monde associatif.

    Ces travaux, actés par le Schéma de Développement Territorial adopté le 13 janvier 2012, ont permis d’élaborer le projet de délimitation de la zone de protection qui a fait l’objet d’une enquête publique du 12 mars au 14 avril 2012.

    La zone de protection a été délimitée par le décret n°2013-1298 du 27 décembre 2013. Elle comprend 2469 hectares consacrés exclusivement aux activités agricoles et 1646 hectares composés de forêts, cours d’eau, espaces naturels et rigoles.

    Par ailleurs, avec les acteurs économiques du monde agricole, l’Etablissement public d’aménagement Paris-Saclay travaille à l’élaboration d’un programme d’action qui précise les aménagements et les orientations de gestion destinés à favoriser l’exploitation agricole, la gestion forestière, la préservation et la valorisation des espaces naturels et des paysages. Pour le définir, l’Etablissement public a signé en 2012 une convention de collaboration avec l’association Terre et Cité, qui regroupe élus, agriculteurs et représentants de la société civile.

  • Quelles sont les mesures prises pour l’environnement ?

    Pour assurer la qualité environnementale du projet, une gouvernance écologique globale est mise en œuvre, traitant tous les aspects du projet urbain. Six piliers stratégiques ont été définis, qui permettront de faire de Paris-Saclay un éco-territoire :

    – mettre en oeuvre la transition énergétique

    – réduire l’impact des déplacements

    – concilier ville et nature

    – mettre en place l’économie circulaire

    – utiliser l’accélérateur numérique

    – maîtriser le cycle de l’eau

     

    Dans le campus urbain, la gestion des énergies bénéficiera d’une expérimentation grandeur nature de Smart Grid, qui pourra bénéficier de l’implication des acteurs académiques et industriels de Paris-Saclay. L’Etablissement public d’aménagement vise également à réduire la consommation d’énergie des projets s’implantant dans les zones qu’il aménage.

    Pour la bonne gestion des eaux pluviales, une action sur l’ensemble du plateau de Saclay permet d’optimiser l’insertion du projet de campus urbain : des espaces de rétention temporaire y seront intégrés au sein des espaces publics et de la chaîne des parcs.

    D’importantes mesures de compensation environnementale sont mises en œuvre pour assurer les continuités écologiques dans le campus urbain et la préservation d’espèces sensibles et des écosystèmes. L’EPA Paris-Saclay a mené une campagne de préservation de l’Etoile d’eau, une fleur protégée, ainsi que des amphibiens présents dans le quartier de la Vauve (Ecole polytechnique).

    L’identité agricole du plateau de Saclay est garantie par la délimitation par le décret n° 2013-1298 du 27 décembre 2013 d’une zone de protection naturelle, agricole et forestière de 4 115 hectares, dont 2 469 hectares de terres consacrées à l’activité agricole. L’Etablissement public d’aménagement travaille en lien avec les exploitants à la définition d’un programme d’actions pour pérenniser une agriculture vivante et productive sur le plateau et ses abords. Pour le définir, il a signé en 2012 une convention de collaboration sur trois ans avec l’association « Terre et Cité », qui regroupe élus, agriculteurs et représentants de la société civile.

    Dans la mise en œuvre de ses projets, l’Etablissement public d’aménagement met en place des procédures de qualité environnementale, comme la valorisation des terres issues des chantiers.